Prix de l'innovation

L’ATE a publié sa première EcoMobiListe (EML) voici 30 ans. Dans l’intervalle, elle est devenue le guide de référence pour l’achat d’une voiture selon des critères écologiques. L’EcoMobiListe dresse le palmarès des modèles de voitures courants en fonction de critères environnementaux, tels qu’atteintes au climat, pollution de l’air et niveau sonore.

Depuis 2012, l’EML ne se contente pas de désigner les vainqueurs du classement, mais décerne un prix de l’innovation pour des développements permettant de réduire substantiellement les atteintes à l’environnement.

Prix de l'innovation 2017

L’ATE Association transports et environnement ATE Association transports et environnement décerne son Prix de l'innovation 2017 de l'EcoMobiListe à l’alliance Renault-Nissan pour sa détermination à développer des voitures électriques – un rigoureux travail de plusieurs années. Son but déclaré est de réduire rapidement les émissions de CO2, ainsi que la dépendance des carburants fossiles. Dans les années 2000 déjà, Renault-Nissan avait investi plus 4 milliards de dollars dans le développement de véhicules électriques et de batteries. En 2008, Renault-Nissan et le Portugal avaient conclu un important accord de coopération visant à promouvoir la mobilité exempte d’émissions polluantes. Un an plus tard, la première voiture de tourisme entièrement conçue pour une motorisation électrique était présentée au public à Yokohama. Peu après, le modèle «Zoe» de Renault faisait sa sortie – également sur un concept pensé de A à Z pour une motorisation électrique. Aucun autre grand constructeur n’a misé si tôt sur la propulsion électrique, ni n’a autant investi dans ce segment que Renault-Nissan. Le risque s’est avéré payant, puisqu’aujourd’hui ces deux partenaires industriels se partagent plus de 50% du marché des voitures électriques. 

Prix de l'innovation 2016

L’ATE Association transports et environnement ATE Association transports et environnement décerne son Prix de l'innovation 2016 de l'EcoMobiListe à BMW pour son concept BMW i. Ce concept englobe à la fois le design, la production, l’utilisation et le recyclage du véhicule et met l’accent sur l’aspect durabilité de l’ensemble de la chaîne de valeur ajoutée. Ainsi, chaque étape de la production s’accompagne d’objectifs contraignants de réduction de l’impact écologique, tels que la valeur maximale admise d’émission de gaz à effet de serre ou encore la consommation maximale d’eau et ce, dans tous les domaines : l’achat de matières premières, le développement, la production ainsi que la distribution.

Un des problèmes de la motorisation électrique est le poids des batteries. Le concept BMW i parvient à compenser ce handicap en misant sur des composants à base de carbone, par exemple pour l’ossature de la structure protectrice de l’habitacle. Qui plus est, divers matériaux écologiques en-trent dans la composition de l’équipement. Ainsi, les textiles des sièges sont à base de PET recyclé et le revêtement intérieur des portières est composé de fibres naturelles. 

Viser rigoureusement la durabilité signifie également réduire au maximum les émissions de CO2 liées à l’énergie consommée par la production. C’est pourquoi la fabrication des fibres de carbone, gour-mande en énergie, repose exclusivement sur l’utilisation de courant d’origine hydraulique et éo-lienne. En outre, les processus d‘assemblage des véhicules consomment 50% d’énergie et même 70% d’eau en moins. Au niveau du recyclage également, les véhicules BMW i sont exemplaires : 95% des matériaux entrant dans la composition d’une BMW i3 sont recyclables. 

Prix de l'innovation 2015

2015, le prix de l’innovation de l’EcoMobiListe a été décerné au constructeur automobile Audi pour sa technologie «e-gas» qui permet la conversion d’électricité en carburant.

La mobilité compte parmi les plus grands consommateurs d’énergie du pays puisqu’elle représente 30% de la consommation totale. La branche automobile à du mal à atteindre les objectifs d’émission de CO2 de ces prochaines années.

Une solution novatrice consiste en la production de méthane synthétique par l’utilisation de courant électrique temporairement excédentaire d’origine solaire ou d’origine hydraulique. Ce procédé utilise le courant électrique excédentaire pour produire de l’oxygène et de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. L’hydrogène est ensuite combiné à du gaz carbonique par un processus catalytique, produisant ainsi du méthane synthétique, un gaz chimiquement identique au gaz naturel fossile. Son bilan CO2 est cependant neutre, puisqu’il n’est pas d’origine fossile. Ce procédé a pour nom «conversion de l’électricité en gaz». Au besoin, le méthane ainsi produit peut être stocké plusieurs mois avant d’être injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel et peut, dès lors, aussi servir de carburant pour les véhicules à gaz. 

Prix de l'innovation 2013

Cette année, c’est le constructeur japonais Mazda qui remporte le prix de l’innovation pour son système i-ELOOP. Le mode de fonctionnement équivaut à celui d’une voiture hybride et réduit la consommation d’essence. Dès que le conducteur lève le pied de l’accélérateur ou qu’il freine, un alternateur convertit l’énergie cinétique en électricité, qui est stockée dans un condensateur.

Le courant ainsi produit sert à alimenter la direction assistée, la climatisation, l’installation stéréo et autres composants électriques. Ce système ménage l’alternateur principal entraîné par le moteur, ce qui permet de réduire la consommation d’essence et les émissions de CO2. Qui plus est, le système i-ELOOP est plus léger qu’un système hybride assorti de batteries et d’un moteur de propulsion électrique, ce qui, à nouveau, abaisse la consommation de carburant.

Prix de l'innovation 2012

Le prix d’innovation 2012 est attribué à gasmobil SA pour sa Fiat 500 erdgas turbo MTA. Il s’agit là d’une «Cinquecento» avec propulsion à gaz naturel modifiée et commercialisée par gasmobil SA. Ce modèle de la classe mini, lancé par Erdgas Mobil SA et distribué par Fiat Suisse, se distingue principalement par ses faibles émissions de CO2, à savoir: 63 g/km. Le gaz naturel (CNG = Compressed Natural Gas) est, de tous les carburants fossiles, le plus respectueux de l’environnement, puisque c’est celui qui émet le moins de CO2 à la combustion. En outre, en Suisse, il est constitué de 20% de biogaz, ce qui en améliore encore le bilan écologique.